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Quelle cartouche choisir pour le pigeon ramier ?

Alexandre Laroche • 30 septembre 2026
Boîte de cartouches TUNET "Pigeon" 12/70mm, 36g, plomb 6. Idéale pour le pigeon ramier.

Table des matières

Au poste, une cartouche trop légère peut manquer de régularité, tandis qu’une charge excessive augmente surtout le recul et ne corrige pas une mauvaise distance de tir. Pour le pigeon ramier, je privilégie une combinaison simple et éprouvée, puis je l’adapte au fusil, au choke et au terrain. Voici les repères utiles pour choisir le calibre, le numéro de plomb, la charge et la bourre sans se laisser influencer par les seules mentions commerciales.

La combinaison la plus polyvalente pour le pigeon ramier

  • Calibre 12 en chambre 70 mm pour une grande polyvalence.
  • Plomb n°6 et charge de 32 à 36 g comme base en plaine.
  • Bourre à jupe pour les tirs réguliers à moyenne et longue distance.
  • Demi-choke ou trois-quarts, à confirmer par un essai sur cible.
  • En zone humide, utiliser une grenaille sans plomb compatible avec le fusil.

Le choix de base qui fonctionne dans la plupart des situations

Pour commencer sans compliquer les choses, je recommande une cartouche de calibre 12 en 32 à 36 g, chargée en plomb n°6 et équipée d’une bourre à jupe. Cette configuration offre un bon équilibre entre densité de gerbe, énergie résiduelle et confort de tir.

Le calibre 12 reste le plus facile à approvisionner et permet de comparer de nombreuses cartouches. Une charge de 34 g constitue souvent un excellent compromis. Les 36 g apportent un peu plus de réserve pour les oiseaux hauts, mais avec davantage de recul et parfois une gerbe moins régulière selon le fusil.

Vérifier la chambre avant toute chose

Une cartouche de 12/70 convient à un fusil chambré en 12/70 ou 12/76. En revanche, une cartouche de 76 mm ne doit pas être tirée dans une chambre de 70 mm. Cette vérification paraît élémentaire, mais elle reste indispensable avec une arme ancienne ou récemment achetée.

Le numéro de plomb ne suffit pas à déterminer la sécurité d’utilisation. Je contrôle aussi l’état du canon, le marquage d’épreuve et la compatibilité avec les munitions sans plomb lorsque le tir se déroule près d’une zone humide.

Configuration Usage conseillé Mon avis
12/70, 32 à 34 g, n°6 Poste en plaine, distances modérées Le meilleur point de départ
12/70 ou 12/76, 36 g, n°5 ou n°6 Oiseaux plus hauts, tirs plus ouverts Efficace, mais plus reculant
20/70, 28 à 32 g, n°6 Fusil léger et chasseur recherchant le confort Très bon si le tir est maîtrisé

Choisir le bon numéro de plomb selon la distance

Le plomb n°6 mesure environ 2,75 mm dans les standards courants. Il conserve une énergie suffisante sur un pigeon ramier tout en offrant une gerbe assez dense. C’est celui que je choisirais pour une première boîte destinée à un poste classique.

Le n°7,5 peut être intéressant à courte ou moyenne distance. Il contient davantage de grains dans la même charge, donc une gerbe plus dense, mais chaque grain possède moins d’énergie. À l’inverse, le n°5 frappe plus fort, mais comporte moins de projectiles et pardonne moins une gerbe irrégulière.

Numéro de plomb Distance pratique Avantage Limite
n°7,5 Environ 20 à 30 m Gerbe dense et recul modéré Moins de pénétration à longue distance
n°6 Environ 25 à 35 m Équilibre entre densité et énergie Demande un choke adapté
n°5 Au-delà de 30 m dans de bonnes conditions Meilleure énergie par grain Gerbe moins fournie

Je me méfie des cartouches dites « spéciales pigeon » chargées avec de très gros plombs. Elles peuvent être pertinentes sur des tirs lointains, mais elles ne compensent jamais une mauvaise estimation de distance. Un n°6 bien placé dans une gerbe régulière sera souvent plus performant qu’un n°4 tiré avec une couverture insuffisante.

Le choke et la bourre comptent autant que la charge

Pour le tir du ramier au poste, une bourre à jupe est généralement le choix le plus logique. Elle maintient mieux la gerbe et convient aux distances où l’oiseau est souvent engagé au-dessus des cultures ou des lisières.

Le choke doit suivre la distance réelle, pas l’idée que l’on s’en fait. Un demi-choke convient à une situation assez polyvalente. Un trois-quarts peut être utile pour des oiseaux plus hauts, à condition que la gerbe reste régulière avec la cartouche choisie.

  • Demi-choke pour les tirs variables et les distances intermédiaires.
  • Trois-quarts pour les postes où les oiseaux passent régulièrement loin.
  • Full choke seulement après vérification de la gerbe et de la compatibilité avec la munition.

Un choke serré n’est pas automatiquement meilleur. Une gerbe trop concentrée peut manquer un oiseau à courte distance, tandis qu’une cartouche mal adaptée peut produire des zones vides. Le seul arbitre fiable reste un essai sur cible à 25, 30 et 35 mètres.

Adapter la cartouche au fusil et au terrain

Le calibre 20 peut être très efficace

Un calibre 20 chargé en 28 à 32 g de n°6 offre une arme plus légère et agréable à porter. Il demande toutefois une mise en joue précise, car la marge d’erreur est souvent plus réduite qu’avec un calibre 12 chargé à 34 g.

Je le conseille surtout au chasseur qui connaît déjà son fusil. Pour un débutant, le calibre 12 facilite les essais et permet de trouver plus rapidement une combinaison régulière.

Le cas des munitions sans plomb

En France, la grenaille de plomb est interdite dans les zones humides et dans leur bande réglementaire. Cette règle concerne le lieu de tir, pas seulement l’espèce chassée. Un pigeon ramier tiré près d’un étang ou d’un cours d’eau peut donc nécessiter une cartouche sans plomb.

L’acier n’est pas un simple remplacement à l’identique. Il est plus léger et plus dur que le plomb. Il faut vérifier que le fusil est éprouvé pour cette munition, respecter les indications du fabricant et éviter les chokes trop serrés si la notice de l’arme l’interdit.

Dans ce cas, une grenaille d’acier de diamètre adapté, souvent plus gros que le plomb utilisé habituellement, peut convenir. Je recommande de rester à des distances raisonnables et de tester la gerbe avant la chasse. Avec une arme ancienne ou non éprouvée, le choix prudent consiste à demander l’avis d’un armurier.

Lire aussi : Fusil petit gibier - Lequel choisir pour une chasse réussie?

Pourquoi les charges magnum ne sont pas toujours utiles

Une cartouche de 40 g ou davantage donne une impression de puissance, mais elle augmente le recul, fatigue le tireur et peut dégrader la précision du second coup. Pour la majorité des postes à pigeon, 32 à 36 g suffisent largement si la distance reste maîtrisée.

Tester sa combinaison avant la saison

Avant de remplir la cartouchière, je teste toujours au moins deux références avec le même choke. Les résultats peuvent changer fortement d’une bourre à l’autre, même lorsque le poids de plomb et le numéro sont identiques.

  1. Installer une cible suffisamment grande dans un endroit sécurisé avec une butte adaptée.
  2. Tirer à 25, 30 puis 35 mètres avec la même visée.
  3. Observer la répartition des impacts dans une zone correspondant à la taille du pigeon.
  4. Vérifier qu’il n’existe pas de trou important dans la gerbe.
  5. Retenir la combinaison qui donne une couverture régulière et permet de tirer confortablement.

Cette méthode permet aussi de savoir quand arrêter de tirer. Si les oiseaux passent régulièrement au-delà de la distance où la gerbe reste dense, changer de cartouche ne règlera pas le problème. La limite éthique et balistique du poste doit primer sur la recherche d’une munition toujours plus puissante.

Le choix final à retenir pour un poste au ramier

Pour une réponse simple, je partirais sur un calibre 12/70, 34 g de n°6, en bourre à jupe, avec un demi-choke ou un trois-quarts selon la distance habituelle. C’est une base équilibrée, facile à trouver et suffisamment polyvalente pour la plupart des situations en plaine.

Le n°7,5 mérite un essai lorsque les tirs sont courts et que l’on recherche une gerbe dense. Le n°5 peut se défendre sur des oiseaux plus hauts, mais il exige une bonne maîtrise du choke et de la distance. Dans tous les cas, la cartouche la plus pertinente est celle qui donne une gerbe régulière dans votre propre fusil, en respectant les règles locales, la sécurité et les limites raisonnables du tir.

Cet article a un caractère purement informatif et éducatif. Le contenu a été élaboré avec l'aide d'outils analytiques et linguistiques modernes (IA). Avant de prendre une décision, consultez un expert.

Questions fréquentes

Une base polyvalente consiste à utiliser une cartouche de calibre 12/70, chargée avec 32 à 36 g de plomb n°6 et une bourre à jupe. Une charge de 34 g offre souvent un bon compromis entre densité de gerbe, énergie et recul.

Le plomb n°7,5 convient généralement à des tirs d’environ 20 à 30 mètres, avec une gerbe dense. Le n°6 est polyvalent entre 25 et 35 mètres, tandis que le n°5 apporte davantage d’énergie au-delà de 30 mètres, mais avec une gerbe moins fournie.

La bourre à jupe est généralement adaptée aux tirs réguliers à moyenne et longue distance. Un demi-choke convient aux distances variables, tandis qu’un trois-quarts peut être utile pour des oiseaux plus hauts. Il faut vérifier la régularité de la gerbe à 25, 30 et 35 mètres avec son propre fusil.

La grenaille de plomb est interdite dans les zones humides et leur bande réglementaire. Pour l’acier, il faut vérifier que le fusil est éprouvé pour cette munition, respecter les indications du fabricant et éviter les chokes trop serrés lorsqu’ils sont déconseillés. Un essai sur cible et l’avis d’un armurier sont recommandés pour une arme ancienne ou non éprouvée.

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Autor Alexandre Laroche
Alexandre Laroche
Je m'appelle Alexandre Laroche et j'ai 12 ans d'expérience dans le domaine du tir sportif, de la balistique et de l'équipement. Mon intérêt pour ces sujets a commencé dès mon plus jeune âge, lorsque j'ai découvert la précision et la discipline que requiert le tir. Depuis, je me suis consacré à comprendre non seulement les aspects techniques, mais aussi les nuances qui rendent chaque discipline unique. J'écris sur des sujets variés allant des techniques de tir aux dernières tendances en matière d'équipement. Mon objectif est de rendre l'information accessible et compréhensible, en vérifiant soigneusement mes sources et en simplifiant les concepts complexes. Je m'efforce de partager des connaissances précises et à jour, tout en aidant mes lecteurs à mieux naviguer dans cet univers fascinant.

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